Le lundi
Il est bon de s’enthousiasmer, parfois. Même le lundi.
Le lundi est un jour batard. Difficile par exemple d’écrire une chanson le lundi matin. Peut-être parce que c’est difficile de se lever et, comme il faut bien se lever, le trauma engendré pèse comme un couvercle sur l’esprit gémissant en proie aux longs lundi… Difficile aussi de sortir le lundi soir. La machine n’est pas lancée.
Et bien c’est un lundi soir que j’ai vu David Lafore à l’Européen. Un lundi détonnant. Avec une présence singulière, des chansons terribles, un humour léger et un public bouillant. Ce fût un lundi soir mieux que tous les vendredi soir de novembre devant Thalassa.
C’est aussi un lundi que j’ai vu « imbécile » d’Olivier Libaux (avec qui j’ai longtemps collaboré dans « les Objets ») au Café de la Danse. Avec un JP Nataf et un Bertrand Belin, qui, libéré de leurs guitares, se transforment en bêtes de scène amusées. Côté filles, Barbara Carlotti et Armelle Pioline (Holden) assurent divinement. Le tout est vivant et plein d’esprit pour un lundi. Un lundi mieux qu’un jeudi réussit (en général, j’aime bien le jeudi).
Et ça n’est pas fini. Puisque c’est encore un lundi que j’ai vu Benoît Delbecq dans un piano solo magistral à la Dynamo de Pantin. Son ingénieux piano préparé engendre de magnifiques ambiances inspirées de tourneries africaines, et son imagination fait le reste. Ce type est génial (et toc).
Vivement lundi.
Ignatus